La Formation Adulte

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La formation professionnelle continue

La formation professionnelle continue permet d’acquérir de nouvelles compétences durant sa vie active pour le retour ou le maintien dans l’emploi et pour sécuriser ou optimiser les parcours professionnels. Elle s’adresse aux demandeurs d’emploi comme aux salariés, aux jeunes comme aux adultes à travers divers dispositifs.

La formation professionnelle est un droit individuel qui permet à toute personne, une fois entrée dans la vie active, de continuer à se former pour améliorer ses compétences, ou acquérir de nouvelles compétences ou techniques. Elle s’adresse, à travers divers dispositifs, aux demandeurs d’emploi, aux salariés, aux travailleurs non salariés, aux jeunes, aux adultes, ou encore aux travailleurs reconnus handicapés.

Accès à la formation des salariés

Le salarié du secteur privé et de la fonction publique peut bénéficier de plusieurs dispositifs de financement de la formation professionnelle :

Le Plan de developpement des compétences

Assurer l’adaptation des salariés à leur poste de travail, ainsi que le maintien de leur employabilité, est une obligation légale pour l’employeur. L’ensemble des actions proposées dans ce cadre (actions de formation, périodes de professionnalisation, bilans de compétences, ou VAE) est contenu dans le Plan de développement des compétences de l'entreprise (qui succède à partir de 2019 au Plan de formation ). C’est l’employeur qui définit les objectifs et les thèmes des formations et les salariés bénéficiaires en fonction, notamment, de la stratégie de développement de l’entreprise. Sauf exception, un salarié ne peut pas refuser de suivre une formation qui lui est proposée dans ce cadre. La formation se déroule en principe pendant le temps de travail. Dans le cas contraire, le salarié perçoit une allocation de formation dont le montant est égal à 50 % de sa rémunération nette de référence.

Le Compte personnel de formation (CPF)

Le PTF permet au salarié de mobiliser ses droits inscrits au Compte personnel de formation (CPF) pour financer une action de formation longue en vue de changer de métier ou de profession. Tout salarié peut bénéficier d’un PTF à condition d’avoir travaillé 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié dont 12 mois dans l’entreprise. L’employeur ne peut s’opposer au départ en formation, mais peut le différer (de 9 mois au maximum). A son retour, le salarié doit retrouver au moins son ancien poste.

Le salarié sur le point d’achever un contrat à durée déterminée (CDD) ou ayant achevé un CDD depuis moins d’un an, a, lui aussi, accès au PTF. Pour cela, il doit se prévaloir d’une ancienneté, en qualité de salarié, de 24 mois, consécutifs ou non, au cours des 5 dernières années, dont 4 mois en CDD, consécutifs ou non, au cours des 12 derniers mois. Les CUI-CAE, contrats d’apprentissage, contrats de professionnalisation, contrats conclus avec un jeune au cours de son cursus scolaire ou universitaire, et CDD qui se transforment en CDI sont exclus de ce calcul.

A noter : les salariés peuvent également bénéficier, sous certaines conditions, des Périodes de professionnalisation, du Congé de bilan de compétences (CBC) ou du Congé de validation des acquis de l’expérience (congé VAE).

 

Accès à la formation des demandeurs d’emploi

L’accès à la formation en tant que demandeur d’emploi nécessite d’effectuer certaines démarches : inscription à Pôle emploi et élaboration puis actualisation de son Projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), sous la conduite d’un conseiller. Le PPAE détermine notamment les actions que le demandeur d’emploi doit réaliser : évaluation des compétences, formation, recherche d'emploi, etc. Le demandeur d'emploi peut alors accéder à certaines formations prises en charge financièrement.

A noter, les demandeurs d'emploi peuvent bénéficier d’un Conseil en évolution professionnelle mis en œuvre par le Service public de l’orientation pour accompagner les actifs notamment dans l'élaboration de leur projet de formation.

Financement de la formation :

Selon le type de formation et en fonction du statut du demandeur d'emploi, les frais de formation peuvent être pris en charge par différentes instances, notamment Pôle emploi, le Conseil régional, le Conseil général, la mairie du lieu de résidence ou la caisse d’allocations familiales.

Dans le cadre d’une action de formation financée par la Région ou Pôle emploi, il est possible de bénéficier, en plus, d’une aide à la mobilité, en dédommagement des dépenses occasionnées (transport, hébergement, repas, etc.).

Rémunération des demandeurs d’emploi durant la formation

La rémunération dépend de la situation du demandeur d’emploi. Les personnes indemnisées par l’assurance chômage au titre de l’Aide au retour à l’emploi (Are) peuvent percevoir l'allocation d’aide au retour à l’emploi formation (Aref), dans la limite des droits d’indemnisation. Si la formation se poursuit au-delà de la période d’indemnisation, ils peuvent demander à bénéficier d’une rémunération de fin de formation (R2F). Les demandeurs d’emplois non-indemnisés peuvent se voir accorder, sous certaines conditions, la Rémunération formation de Pôle emploi (RFPE).

Mon compte formation

Symbole emblématique de la réforme de la formation professionnelle suite à la publication de la loi « Pour la Liberté de choisir son avenir professionnel », l'application mobile Mon Compte Formation permet à tout actif de s'inscrire directement en formation sans intermédiaire et de mobiliser son Compte personnel de formation (CPF).


MonCompteFormation, comment ça marche ? 

1)    Téléchargez l’application MonCompteFormation sur votre téléphone ou connectez-vous sur www.moncompteformation.gouv.fr ;
2)    Identifiez-vous avec votre numéro de sécurité sociale pour découvrir de combien d’euros vous disposez pour vous former ;
3)    Accédez à un catalogue pour trouver la formation qui correspond le mieux à vos besoins, en ligne ou près de chez vous
4)    Inscrivez-vous à une session de formation et payez directement depuis MonCompteFormation


500 euros par an pour vous former

Votre compte est automatiquement alimenté de 500 euros par an (dans la limite de 5 000 euros), dès lors que vous travaillez au moins à mi-temps.

Pour les salariés non qualifiés, sans aucun diplôme, 800 euros sont crédités chaque année sur le compte (dans la limite de 8 000 euros).